lundi 15 novembre 2010

Peut-on aimer une œuvre d’art sans la comprendre ?





Nous pouvons apprécier une œuvre d’art, sans rien savoir de celle-ci, ni de son auteur, ni de ses intentions. Mais plutôt, pourrions nous ne pas aimer une œuvre d’art, malgré que l’on sache tout d’elle, si ce n’était pas une affaire de sensibilité, plutôt qu’une affaire d’intellect ? Qu’on me donne autant d’explications que l’on voudra, si l’oeuvre me déplaît, on ne me la fera pas aimer en me la faisant connaître.


Pourtant, être sensible à la beauté, et à l’esthétique d’une œuvre d’art n’est pas qu’affaire de sensation. Les œuvres sollicitent également notre imagination, nous invitent à penser, à réfléchir. La sensation seule n’est pas suffisante, on ne goûte pas à une rime, un dessin, une mélodie comme on goûte à un fruit. L’art s’adresse à l’esprit autant qu’aux sens. On se plaira à imaginer, à fantasmer sur une couleur, un agencement, une forme, une histoire, et finalement à s’approprier un peu plus l’œuvre.


L’art n’est donc pas réservé aux intellectuels et aux savants. Le contexte, l’origine, l’intention et l’histoire de l’œuvre ne tiennent jamais lieu d’émotion. Je peux tout à fait rester insensible à une œuvre dont je sais presque tout. La connaissance n’est pas un critère de goût, ne définit pas le beau, sans quoi on pourrait démontrer, preuves à l’appui, qu’il faut aimer cette toile, et négliger cette autre. Inversement, juger qu’une musique est belle ne m’apprend rien sur la propriété de cette musique, hormis donner un à priori positif. La beauté n’est pas une propriété objective.


Certains auteurs cherchent à ce que, au contraire, l’œuvre ne soit pas comprise ; Kandinsky lui déplore le regard critique du spectateur, devenu trop superficiel, insensible à ses nuances, ses aspects, tout semble s’être évanouit sous les regards habitués, vidés par l’indifférence. Comment le faire revivre ? Il pousse le spectateur à redécouvrir l’art en créant des formes et des couleurs dérangeantes. Alors l’esprit s’affole, enquête, fouille, mais en vain. Cela n’évoquent plus rien du monde tel qu’on le connaît. Alors on va découvrir que chaque chose à un effet et agit sur nous, un bleu qui refroidit et apaise, un rouge qui irrite. « Chaque partie du réel a sa nuance, chaque détail possède un sens, la moindre parcelle du monde, connue ou non, informe, anime l’esprit, lui souffle des idées, réveille des images, le fait vibrer. »


Rotatine et Noée

dimanche 14 novembre 2010

Il était là à me demander de lui chanter encore une fois Santiano . Lui , ce garçon de six ans .


Texte philosophique libre ?


Le processus venait d'être enclenché , nous chantions , à pleine voix , à plein poumon . Il était beau ce petit garçon à chanter l'insouciance . Elle était belle l'insouciance entre ses lèvres . Il dansait sur la jetée entre le bruit des vagues et le cris des mouettes . Les bateaux quittaient le port . Ils emmenaient des tas de questions avec eux . Pourquoi partir ? Est - ce la liberté de naviguer sur les flots ? Allaient - ils revenir ? Je les enviais . Je voulais partir avec eux et goûter au vent salée de la liberté . Et puis il y avait cette enfance dansante qui me rattachait à ma condition je ne pouvais pas fuir , pas cette fois là . Il chantait encore alors que je ne disais plus un mot . Un fond sonore qui reliait toutes mes pensées .

Hisséo , les bateaux qui vont sur l'eau ont - ils des ailes ? Les miens oui , et si j'étais eux , je naviguerai vite entre les nuages , je ne ferais pas d'économie . C'est lâche , je veux fuir . Fuir ailleurs et oublier mes responsabilités . Aller loin . Laisser tout tomber . Ne plus avoir à penser au passé , présent ... Je sais bien que je ne vaux pas grand chose à masquer mes souffrances au lieu de les affronter . C'était ça mon problème , je n'affrontais rien , je préfère fuir et me cacher . Je n'arrive pas à mettre le doigt sur la solution , je la cherche autre part , comme si tout ce qu'il me restait à faire était de larguer les amarres , dans tous les sens du terme , et de ne plus m'inquiéter de l'avenir . Carpe Diem . Après tout , on finira tous au même endroit . Ce qui compte ce n'est pas de vivre à jamais , mais de vivre avec soi à jamais . - Réflexion sur moi même - Je savais d'où venait le problème mais il n'y avait pas de remède apparent ...

La chanson est finie , il me regarde . Un bateau rentre au port . On revient toujours . Je ne sais pas ce qui m'attend pour arriver au bout du chemin , mais ce qui compte , c'est d'y arriver . Je baissais les yeux vers les siens et il demeurait là à me demander de lui chanter encore une fois Santiano , lui ce petit garçon de six ans . Il était heureux dans la brise marine et c'est tout ce qui comptait .




« La volonté de partir est plus forte que le désir de rester . »


vendredi 12 novembre 2010

Ana et moi.





  • Ana et moi - texte philosophique libre.

...Ana, c'est ma meilleure amie. Pour d'autres, c'est une maladie mentale nommée anorexie. Mais Ana n'est pas celle que les gens croient. Elle m'aide, me porte conseil, me punit lorsque je mange trop, m'apprend à ne compter que sur elle et sur moi-même.

...Je veux être parfaite et Ana le sait. Mais qu'est-ce que la perfection finalement et comment l'atteindre ? Ana a la solution. Elle connaît mes doutes et m'apprend à être quelqu'un de meilleur. Être belle, mince, appréciée de tous, enviée. Voilà ce qu'est la perfection pour Ana....Malheureusement, je suis très loin de l'atteindre, c'est pour cela qu'Ana est présente pour moi, pour m'obliger à manger moins et devenir celle que tout le monde choisit comme modèle.

...Ana dit qu'ainsi, tout le monde m'acceptera et leur façon de me regarder changera. Mais peut-on vraiment être accepté de tout le monde ? Je ne pense pas, mais Ana si. Je me suis beaucoup posée cette question, et j'ai tout de suite pensé que si personne ne nous accepte, c'est sûrement parce que l'on ne s'accepte pas soi-même. C'est mon cas, et c'est pour cela qu'Ana me porte secours, afin de devenir moi et de m'accepter lorsque j'aurai atteint mon but.

...Omniprésente, les autres pensent que je suis sous son influence. Omniprésente, les autres pensent que je ne suis pas consciente du danger qu'elle me fait vivre. Mais... quel danger ? Les autres ne comprennent pas. Ils ne la connaissent pas. Moi si. Ana est toujours là pour moi, sa voix me guide, me porte vers un idéal que je pourrai sûrement atteindre, si je reste pliée à sa volonté qui est aussi mienne. Ana est mon modèle, celle à qui je dois ressembler à tout prix. Elle est mon point de repère, le phare qui éclaire le chemin que je dois prendre. Oui, je l'envie, car Ana est parfaite, belle et mince. Elle a le secret de la perfection, c'est pour cela que j'accepte les règles qu'elle me donne. Pour les autres, je ne suis pas consciente qu'Ana n'est pas ma meilleure amie et qu'elle se nomme en réalité anorexie. Mais sommes-nous toujours conscients de ce que nous faisons ? Peut-être que oui, peut-être que non, je ne sais pas. Mais pour ma part, Ana est consciente de ce qu'elle me fait faire. Elle est consciente de ce que je vis chaque jour. Elle est consciente de la route que je dois parcourir pour atteindre mon but. Pour devenir celle que je veux, belle, mince, j'approuve les règles et contorsions qu'Ana me dicte. J'accepte qu'elle intègre entièrement mon corps.

...Ils ont peut-être raison. Ana n'est peut-être pas ma meilleure amie. Ana est peut-être une maladie mentale nommée anorexie. Mais Ana a une conscience et je la suis.

lundi 18 octobre 2010

“ Deboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette ” - Mai 68




Ç a m a n q u e u n p e u d e
m u s i q u e .

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( Mr. Ceccaldi , faîtes attention , ils sont dangereux dans les manifs ' :) )


lundi 11 octobre 2010

Explication du mythe de l'anneau de Gygès

Platon dans "La république" disait : "Mais alors n'existe il pas un bien que nous aimons pour lui même et non pour ce qui en découle ?"

Je me suis donc interrogée à mon tour : personne n'est donc juste par volonté, mais par contrainte ?


Le mythe de l'anneau de Gygès.

Ce mythe explique l'histoire d'un petit berger.


Berger pour le roi, voilà ce qu'il était. C'était un petit bonhomme bien sage.

Il se contentait de vivre pour ses moutons. Jamais il ne fit le mal.

Un jour alors que ce dernier était bien tranquille à faire paître ses moutons, une tempête s'abattit près de l'endroit où ses moutons passaient. Une faille s'ouvrit dans la terre, sous ses yeux.

Le petit berger, curieux, descendit dans la faille.

Il y trouva un homme mort, à la main de ce dernier un anneau était passé.

Le petit berger le prit. Il s'aperçut un peu plus tard de la singularité de sa découverte.

C'était un anneau d'invisibilité.

Des l'instant ou le petit berger découvrit son pouvoir, le petit bonhomme changea complètement.

Il faisait résolument le mal autour de lui. Tuant et volant sans répit.

De toute façon rien ne pouvait lui arriver, personne ne pouvait l'arrêter, puisqu'il était invisible.


L'histoire de ce petit bonhomme m'a beaucoup fait réfléchir.

En effet, fait on le bien par soucis du regard des autres ?

Ou du moins, ne fait on pas le mal par soucis des représailles ?


Prenons un exemple concret.

Imaginez votre mère arrive dans votre chambre.

Elle vous interroge sur votre journée, et vous parle de la sienne.

La sienne, oh lala, ce fût une véritable horreur !

Et puis il lui reste tant à faire une fois arriver a la maison.

Débarrasser le lave vaisselle, passer le balai, mettre en route des machines, puis faire à manger…

Elle vous regarde et soupir, bon allez, elle y va, elle a encore beaucoup de chose à faire.


A aucun moment elle ne vous a dit de venir l'aider.

Pourtant vous savez que si vous ne faîtes pas le bien dans cette maison, si vous ne débarrassez pas le lave vaisselle, la sentence sera terrible.

Alors consciencieusement vous vous levez.

Et vous lancez un petit : attends j'arrive, je viens t'aider.


Vous allez faire le bien.

Cependant l'avez vous fait pour vous même, pour dire de faire votre B.A de la journée ?

Ou seulement pour ne pas être décrit comme un adolescent feignant lors de sa prochaine discussion avec Mamie ?


D'ailleurs faire sa B.A, ce n'est pas un peu faire une chose bien dans la journée pour avoir l'esprit tranquille après ?


Autre exemple, vous venez de débarrassez le lave vaisselle.

Volontairement qui plus est.

Malgré tout votre mère profite de votre présence pour vous demande de passer le balai.

Tout ceci pendant que votre soeur est devant la télé.

Combien d'entre vous n'ont pas répliqué: mais je viens de débarrassez le lave vaisselle.

Ou encore : l'autre devant sa télé elle a rien fait !


Vous voyez faire le bien spontanément n'est pas si simple...

Ne pas faire le bien devient même plus facile.

Mais alors ou est cette infime limite entre ne pas faire le bien et faire le mal ?

Notre société serait elle entrain de plonger dans un déclin évident du bien, en faveur du mal ?


Ka.

mardi 5 octobre 2010

« Sommes-nous responsables de ce que l’on est ?»


Souvent, on peut se demander si en effet, nous sommes vraiment responsables de ce que l’on est en tant qu’individu.
Responsable de ce que l’on est veut –il dire responsable de nos choix ? De nos caractères ? De notre façon d’être ?

Même si la notion de personne implique le libre arbitre et une certaine responsabilité, je pense que nous ne sommes pas totalement responsable de se que nous sommes. Nous sommes responsable a partir du moment où nous prenons nos décision seul, sans se référer a d’autre personnes.
On choisi ce que l’on est (ou parait) sans vraiment choisir, puisque certain choix que nous pensons prendre seul, comme le choix de la couleur de son nouveau pull par exemple, est en réalité pris par d’autre personne en amont qui ont décidé de vendre tel couleur pour suivre une mode particulière. Alors certes, nous somme libres de notre choix (ou du moins nous avons l’impression d’être libre) mais nous n’en sommes pas responsable puisque une décision à été prise au préalable par d’autre personne. C’est donc ici, les exigences d’une société avec des codes particuliers et les diktats d’une mode qui nous guide. Si une personne souhaiterait ne pas intégrer ces codes, elle serait marginalisée et mis à l’ écart et dans ce cas et serai libre et responsable car elle ne se fierait pas a la société.
Ensuite, suivant les épreuves qu’une personne va rencontrer dans sa vie, elle va se forger un caractère en fonction de sa. Si telle décision avait été prise ou non, une personne serait peu être différente. Ces choses se font inconsciemment donc dénuées de toute part de responsabilité.
Enfin, c’est notre éducation qui détermine ce que l’on est, dans la vie de tous les jours par exemple, or nous n’en sommes pas responsables.
En sommes, quand la notion d’inconscience apparait celle de responsabilité disparait. Donc finalement sommes-nous responsable de ce que nous sommes puisque nous avons conscience de ce que l’on est ?