Platon dans "La république" disait : "Mais alors n'existe il pas un bien que nous aimons pour lui même et non pour ce qui en découle ?"
Je me suis donc interrogée à mon tour : personne n'est donc juste par volonté, mais par contrainte ?
Le mythe de l'anneau de Gygès.
Ce mythe explique l'histoire d'un petit berger.
Berger pour le roi, voilà ce qu'il était. C'était un petit bonhomme bien sage.
Il se contentait de vivre pour ses moutons. Jamais il ne fit le mal.
Un jour alors que ce dernier était bien tranquille à faire paître ses moutons, une tempête s'abattit près de l'endroit où ses moutons passaient. Une faille s'ouvrit dans la terre, sous ses yeux.
Le petit berger, curieux, descendit dans la faille.
Il y trouva un homme mort, à la main de ce dernier un anneau était passé.
Le petit berger le prit. Il s'aperçut un peu plus tard de la singularité de sa découverte.
C'était un anneau d'invisibilité.
Des l'instant ou le petit berger découvrit son pouvoir, le petit bonhomme changea complètement.
Il faisait résolument le mal autour de lui. Tuant et volant sans répit.
De toute façon rien ne pouvait lui arriver, personne ne pouvait l'arrêter, puisqu'il était invisible.
L'histoire de ce petit bonhomme m'a beaucoup fait réfléchir.
En effet, fait on le bien par soucis du regard des autres ?
Ou du moins, ne fait on pas le mal par soucis des représailles ?
Prenons un exemple concret.
Imaginez votre mère arrive dans votre chambre.
Elle vous interroge sur votre journée, et vous parle de la sienne.
La sienne, oh lala, ce fût une véritable horreur !
Et puis il lui reste tant à faire une fois arriver a la maison.
Débarrasser le lave vaisselle, passer le balai, mettre en route des machines, puis faire à manger…
Elle vous regarde et soupir, bon allez, elle y va, elle a encore beaucoup de chose à faire.
A aucun moment elle ne vous a dit de venir l'aider.
Pourtant vous savez que si vous ne faîtes pas le bien dans cette maison, si vous ne débarrassez pas le lave vaisselle, la sentence sera terrible.
Alors consciencieusement vous vous levez.
Et vous lancez un petit : attends j'arrive, je viens t'aider.
Vous allez faire le bien.
Cependant l'avez vous fait pour vous même, pour dire de faire votre B.A de la journée ?
Ou seulement pour ne pas être décrit comme un adolescent feignant lors de sa prochaine discussion avec Mamie ?
D'ailleurs faire sa B.A, ce n'est pas un peu faire une chose bien dans la journée pour avoir l'esprit tranquille après ?
Autre exemple, vous venez de débarrassez le lave vaisselle.
Volontairement qui plus est.
Malgré tout votre mère profite de votre présence pour vous demande de passer le balai.
Tout ceci pendant que votre soeur est devant la télé.
Combien d'entre vous n'ont pas répliqué: mais je viens de débarrassez le lave vaisselle.
Ou encore : l'autre devant sa télé elle a rien fait !
Vous voyez faire le bien spontanément n'est pas si simple...
Ne pas faire le bien devient même plus facile.
Mais alors ou est cette infime limite entre ne pas faire le bien et faire le mal ?
Notre société serait elle entrain de plonger dans un déclin évident du bien, en faveur du mal ?
Au fond cet anneau d'invisibilité c'est le face à face avec soi-même. C'est le moment de vérité qui met à nu les intentions intérieures. On pourrait transposer ça à l'école : si on enlève les craintes et les espoirs, les sanctions et les récompenses, quelle motivation reste-t-il ?
RépondreSupprimerj'ai trouvé l'équivalent de la question platonicienne pour ce qui est des activités scolaires : y a t-il donc une activité que tu poursuis pour elle-même, et non pour ce qui en découle ?
RépondreSupprimerSi les profs se posaient cette question de temps en temps, je crois qu'ils déprimeraient...
Ah sa non !
RépondreSupprimerSi on enlève les notes les élèves ne se motivent plus vraiment !
La preuve avec le taux d'échec en première année d'université où les notes ne pleuvent pas !
à discuter...à discuter...
RépondreSupprimerJ'ai l'impression que dans notre classe, les notes ne sont pas au cœur de la motivation, et que beaucoup se mettent quand même au travail...
mais peut-être suis-je un doux rêveur....