dimanche 12 décembre 2010

S'arracher un cheveux.


Je suis là. Je respire lentement, puis passe ma main tremblante dans mes cheveux, je les démêles du bout des doigts. Je cherche un cheveux. Celui qui ne me fera pas trop mal... Celui au dessus de mon crâne, ou le petit ondulé sous ma nuque? Hésitation. Bon aller, qu'est ce que je risque après tout, ce n'est qu'un cheveu. Un seul, uniquement un seul. Mais un cheveu qui je sais, va me faire mal. Je ne réfléchis plus, j'en prend un au petit bonheur la chance, l'entortille autour de mon index. Et je tire. AIE ! Pourtant je l'avais anticipé celui là. Je sais que j'allais avoir mal et je le fais quand même, suis-je alors masochiste? Enfin, la douleur est infime et des courte durée. Et si j'en arrachai un autre? Je m'imagine déjà chauve, Lex Luthor le retour. Ou alors Britney Spears. Quoique, nous l'avons jugé pour s'être rasé la tête... Nous ne sommes pas libre de faire ce que bon nous souhaite de nos cheveux? On ne décide pas nos coupes? C'est inesthétique? Pas à la mode ? C'est non-conforme? Mais qu'est ce que la mode, l'esthétique et le bon conforme? Dans le monde des PUNK la crête est acceptée et pas dans le Bon chic bon genre. Logique ? " S'il était dit de porter une morue que la tête en porterions nous une ? " Ce ne sont que des cheveux, juste des poils plus long. On bannis les crânes dégarnis alors qu'on prône à l'esthéticienne. Je divague, je m'éloigne. Je me vois bien comme un savant fou et sadique qui se serait arraché tous les cheveux un par un et quine ressentirai plus la douleur. Je suis un assassin, un meurtrier qui a fait un génocide, une extermination de la communauté capillaire. Un vrai tyran qui effraie les mèches rebelles. A qui le tour? Et pour les récidivistes, j'appelle le coiffeur et hop, tous à l'abattoir. Je les extermine, je les tue. Je suis la reine, on obéit. Une vrai dictature. J'ai tous les droits sur mes cheveux. Je n'ai pas envie de rentrer dans un conformisme absurde. Ne pas êtres juger, ne pas à avoir fuir les regards. J'assume, je m'assume. J'assume cette mèche colorée, ce crâne rasé et les douleurs qui vont avec. La douleur physique, oui ça fait mal de s'arracher les cheveux. La douleur morale des regards blessants. " C'est dans la douleur qu'on prend conscience de soi " Je suis moi, à travers vos regards qui me dédaignent, ceux qui me méprisent. A travers vois sourires hilares, vos doigts qui me désignent, qui me dénoncent. Suis - je coupable d'être libre de faire ce que je veux de mes cheveux? Suis - je anormale ? A plaindre ? A blâmer ? Non, pas plus que ceux qui souffrent en silence et qui choisissent une lame sur leurs poignets, ou ceux qui sont en cuir aimant avoir mal. Riez donc, je m'assume et je le vis bien. Je recommencerai. Je me suis arrachée en cheveux, un parmi tant d'autre. Un acte sans utilité, sans intelligence, mais un acte qui m'a montré que je préfère m'arracher un cheveux et souffrir une poignée de dix secondes, que de porter une morue.

mardi 7 décembre 2010

Philo-roman :Jack Kerouac « Sur la route »


Jack Kerouac, de son vrai nom Jean-Louis Lebris de Kerouac, né le 12 mars 1922 dans le Massachusetts, mort le 21 octobre 1969 en Floride, est un écrivain et poète américain. Considéré aujourd'hui comme l'un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle. Son style rythmé et immédiat, auquel il donne le nom de « prose spontanée », a inspiré de nombreux artistes et écrivains, dont Chuck Pallanhuik, l’auteur du célèbre roman « Fight club ». Les œuvres les plus connues de Kerouac, Sur la route, considéré comme le manifeste de la beat generation, « Les Clochards célestes », « Big Sur » ou « Le Vagabond solitaire », narrent de manière romancée ses voyages à travers les États-Unis. Le genre cinématographique du road movie est directement influencé par ses techniques et par son mode de narration. Jack Kerouac a passé la majeure partie de sa vie partagé entre les grands espaces américains et l'appartement de sa mère à Lowell dans le Massachusetts. Confronté aux changements rapides de son époque, il a éprouvé de profondes difficultés à trouver sa place dans le monde, ce qui l'a amené à rejeter les valeurs traditionnelles des années 1950, donnant ainsi naissance au mouvement des beatniks. Ses écrits reflètent cette volonté de se libérer des conventions sociales étouffantes de son époque et de donner un sens à son existence. Un sens qu'il a cherché dans des drogues comme la marijuana et la benzédrine, dans l'alcool également, dans le bouddhisme, et dans une frénésie de voyages.

Récit d’un long voyage à travers les USA des années 1950, "Sur la route" retrace les voyages entrepris par Sal Paradise et ses amis. Les virées, jonchées d’alcool, de filles d’un soir ou d’histoires d’amour, d’amitiés fraternels ou éphémères, de rêves, d’incertitudes, d’auto-stop, de désir de liberté, d’affranchissement et d’illusions déjouées, ressemblent à des errances désordonnées. Sal Paradise (alter-ego de Kerouac) et Dean Moriarty (alter-ego de Neal Cassady, un ami de l’auteur rencontré en 1947) sont les deux principaux héros de « Sur la route ». Cependant, seul Sal narre leurs péripéties. Sal Paradise est un jeune paumé sympathique et influençable, bardé d’utopies et qui aspire à devenir écrivain. Dean, fait partie des êtres qu’admire Sal et qui à ce titre déteignent sur lui. Dans ses voyages, Sal cherche toujours plus ou moins à le retrouver ou le suivre. C’est la figure mythique du poète vagabond, Dean l’impressionne et l’inspire. Sal idéalise son ami mais il apprendra a ses dépends que Dean n’a rien à envier.
« Quand j’allai mieux, je compris quelle vache il [Dean] était mais aussi je devais comprendre la complication impossible de sa vie, qu’il fallait bien qu’il me laisse là, malade, pour retrouver ses épouses et ses peines. », « Un gars de l’Ouest, de la race solaire, tel était Dean. Ma tante avait beau me mettre en garde contre les histoires que j’aurais avec lui, j’allais entendre l’appel d’une vie neuve, voir un horizon neuf, me fier à tout ça en pleine jeunesse ; et si je devais avoir quelques ennuis, si même Dean devait ne plus vouloir de moi pour copain, et me laisser tomber, comme il le ferait plus tard, crevant de faim sur un trottoir ou sur un lit d’hôpital, qu’est-ce que cela pouvait me foutre ? J’étais un jeune écrivain et je me sentais des ailes. »


Ce livre apporte une réflexion sur la liberté. Il nous amène à se demander si on a besoin de quitter la société pour être libre ?
Dean « le glandeur mystique » est le chef de file de cette mouvance revendicative. Il imprime ce désir fou de vivre autrement que le reste de l’Amérique bien pensante. Cependant la mutinerie qu’il propose est pacifiste. Ses amis et lui se contentent de vivre en marge comme ils marchent sur le bord des routes, sans crier à la révolution. La ligne de conduite qu’il établit tacitement prend la forme d’une course folle à travers le temps et la vie lors de traversées intercontinentales en Amérique du Nord. New-York, Denver, Los Angeles et même le Mexique seront quelques unes des destinations qu’empruntent Sal, Dean, Carlo et compagnie.
Après avoir lu le livre, j’ai eu envie de tout plaquer, de prendre une voiture et de rouler sans but précis. Car après réflexion le message que Kerouac veut faire passer et que seul le mouvement compte réellement, tous ces personnages ne tiennent pas en place (c’est-à-dire dans une même ville) très longtemps. Comme si l’immobilité les condamnait et que leurs incessants trajets leur garantissaient d’une part, la vie, et d’autre part, la certitude qu’ils toucheraient ainsi l’essentiel de l’existence. "On était tous aux anges, on savait tous qu'on laissait derrière nous le désordre et l'absurdité et qu'on remplissait notre noble et unique fonction dans l'espace et dans le temps, j'entends le mouvement" »
Sal n’a pas de but. Visiblement moins épris de cette liberté tant louée par Dean, il se contente dans un premier temps de prendre part à cette mouvance, sans qu’aucun stimuli précis ne le porte. Seule la nécessité de parcourir son pays le hante, sans dévoiler de profondes raisons à ses péripéties qui ne sont somme toute, pas de tout repos. Mais cette fuite revendiquée vers l’ailleurs, avant de le conforter, avant de lui servir sur un plateau d’argent l’essence de l’existence ou des êtres, le marginalise. Dean l’assume d’ailleurs. Voyager sans but est une manière de refuser les buts établis et évidents imposés par la société (fonder une famille, travailler, consommer). « Quel est ce sentiment qui vous étreint quand vous quittez des gens en bagnole et que vous les voyez rapetisser dans la plaine jusqu’à, finalement, disparaître ? C’est le monde trop vaste qui nous pèse et c’est l’adieu. Pourtant nous allons tête baissée au-devant d’une nouvelle et folle aventure sous le ciel. »
Je conseille ce livre pour tous les mordus de voyage, de road trip aux USA et de liberté. Je conseille aussi « Into the wild » de Jon krakauer et son adaptation par Sean Penn.

"La route est pure. La route rattache l'homme des villes aux grandes forces de la nature (…). Sur la route, dans les restaurants qui la bordent, les postes à essence, les faubourgs des villes qu'elle traverse, les amitiés et les amours de passages se nouent. La route, c'est la vie."

À noter qu'une adaptation sur grand écran du roman de Jack Kerouac est actuellement en cours de tournage sous la direction du cinéaste brésilien Walter Salles, réalisateur de Carnets de voyage. La production du film est assurée par American Zoetrope, la société de Francis Ford Coppola, qui possède les droits d'adaptation cinématographique de Sur la route depuis 1968. L'héroïne de Twilight, Kristen Stewart, y participe ainsi que Kristen Dunst et Viggo Mortensen.

lundi 15 novembre 2010

Peut-on aimer une œuvre d’art sans la comprendre ?





Nous pouvons apprécier une œuvre d’art, sans rien savoir de celle-ci, ni de son auteur, ni de ses intentions. Mais plutôt, pourrions nous ne pas aimer une œuvre d’art, malgré que l’on sache tout d’elle, si ce n’était pas une affaire de sensibilité, plutôt qu’une affaire d’intellect ? Qu’on me donne autant d’explications que l’on voudra, si l’oeuvre me déplaît, on ne me la fera pas aimer en me la faisant connaître.


Pourtant, être sensible à la beauté, et à l’esthétique d’une œuvre d’art n’est pas qu’affaire de sensation. Les œuvres sollicitent également notre imagination, nous invitent à penser, à réfléchir. La sensation seule n’est pas suffisante, on ne goûte pas à une rime, un dessin, une mélodie comme on goûte à un fruit. L’art s’adresse à l’esprit autant qu’aux sens. On se plaira à imaginer, à fantasmer sur une couleur, un agencement, une forme, une histoire, et finalement à s’approprier un peu plus l’œuvre.


L’art n’est donc pas réservé aux intellectuels et aux savants. Le contexte, l’origine, l’intention et l’histoire de l’œuvre ne tiennent jamais lieu d’émotion. Je peux tout à fait rester insensible à une œuvre dont je sais presque tout. La connaissance n’est pas un critère de goût, ne définit pas le beau, sans quoi on pourrait démontrer, preuves à l’appui, qu’il faut aimer cette toile, et négliger cette autre. Inversement, juger qu’une musique est belle ne m’apprend rien sur la propriété de cette musique, hormis donner un à priori positif. La beauté n’est pas une propriété objective.


Certains auteurs cherchent à ce que, au contraire, l’œuvre ne soit pas comprise ; Kandinsky lui déplore le regard critique du spectateur, devenu trop superficiel, insensible à ses nuances, ses aspects, tout semble s’être évanouit sous les regards habitués, vidés par l’indifférence. Comment le faire revivre ? Il pousse le spectateur à redécouvrir l’art en créant des formes et des couleurs dérangeantes. Alors l’esprit s’affole, enquête, fouille, mais en vain. Cela n’évoquent plus rien du monde tel qu’on le connaît. Alors on va découvrir que chaque chose à un effet et agit sur nous, un bleu qui refroidit et apaise, un rouge qui irrite. « Chaque partie du réel a sa nuance, chaque détail possède un sens, la moindre parcelle du monde, connue ou non, informe, anime l’esprit, lui souffle des idées, réveille des images, le fait vibrer. »


Rotatine et Noée

dimanche 14 novembre 2010

Il était là à me demander de lui chanter encore une fois Santiano . Lui , ce garçon de six ans .


Texte philosophique libre ?


Le processus venait d'être enclenché , nous chantions , à pleine voix , à plein poumon . Il était beau ce petit garçon à chanter l'insouciance . Elle était belle l'insouciance entre ses lèvres . Il dansait sur la jetée entre le bruit des vagues et le cris des mouettes . Les bateaux quittaient le port . Ils emmenaient des tas de questions avec eux . Pourquoi partir ? Est - ce la liberté de naviguer sur les flots ? Allaient - ils revenir ? Je les enviais . Je voulais partir avec eux et goûter au vent salée de la liberté . Et puis il y avait cette enfance dansante qui me rattachait à ma condition je ne pouvais pas fuir , pas cette fois là . Il chantait encore alors que je ne disais plus un mot . Un fond sonore qui reliait toutes mes pensées .

Hisséo , les bateaux qui vont sur l'eau ont - ils des ailes ? Les miens oui , et si j'étais eux , je naviguerai vite entre les nuages , je ne ferais pas d'économie . C'est lâche , je veux fuir . Fuir ailleurs et oublier mes responsabilités . Aller loin . Laisser tout tomber . Ne plus avoir à penser au passé , présent ... Je sais bien que je ne vaux pas grand chose à masquer mes souffrances au lieu de les affronter . C'était ça mon problème , je n'affrontais rien , je préfère fuir et me cacher . Je n'arrive pas à mettre le doigt sur la solution , je la cherche autre part , comme si tout ce qu'il me restait à faire était de larguer les amarres , dans tous les sens du terme , et de ne plus m'inquiéter de l'avenir . Carpe Diem . Après tout , on finira tous au même endroit . Ce qui compte ce n'est pas de vivre à jamais , mais de vivre avec soi à jamais . - Réflexion sur moi même - Je savais d'où venait le problème mais il n'y avait pas de remède apparent ...

La chanson est finie , il me regarde . Un bateau rentre au port . On revient toujours . Je ne sais pas ce qui m'attend pour arriver au bout du chemin , mais ce qui compte , c'est d'y arriver . Je baissais les yeux vers les siens et il demeurait là à me demander de lui chanter encore une fois Santiano , lui ce petit garçon de six ans . Il était heureux dans la brise marine et c'est tout ce qui comptait .




« La volonté de partir est plus forte que le désir de rester . »


vendredi 12 novembre 2010

Ana et moi.





  • Ana et moi - texte philosophique libre.

...Ana, c'est ma meilleure amie. Pour d'autres, c'est une maladie mentale nommée anorexie. Mais Ana n'est pas celle que les gens croient. Elle m'aide, me porte conseil, me punit lorsque je mange trop, m'apprend à ne compter que sur elle et sur moi-même.

...Je veux être parfaite et Ana le sait. Mais qu'est-ce que la perfection finalement et comment l'atteindre ? Ana a la solution. Elle connaît mes doutes et m'apprend à être quelqu'un de meilleur. Être belle, mince, appréciée de tous, enviée. Voilà ce qu'est la perfection pour Ana....Malheureusement, je suis très loin de l'atteindre, c'est pour cela qu'Ana est présente pour moi, pour m'obliger à manger moins et devenir celle que tout le monde choisit comme modèle.

...Ana dit qu'ainsi, tout le monde m'acceptera et leur façon de me regarder changera. Mais peut-on vraiment être accepté de tout le monde ? Je ne pense pas, mais Ana si. Je me suis beaucoup posée cette question, et j'ai tout de suite pensé que si personne ne nous accepte, c'est sûrement parce que l'on ne s'accepte pas soi-même. C'est mon cas, et c'est pour cela qu'Ana me porte secours, afin de devenir moi et de m'accepter lorsque j'aurai atteint mon but.

...Omniprésente, les autres pensent que je suis sous son influence. Omniprésente, les autres pensent que je ne suis pas consciente du danger qu'elle me fait vivre. Mais... quel danger ? Les autres ne comprennent pas. Ils ne la connaissent pas. Moi si. Ana est toujours là pour moi, sa voix me guide, me porte vers un idéal que je pourrai sûrement atteindre, si je reste pliée à sa volonté qui est aussi mienne. Ana est mon modèle, celle à qui je dois ressembler à tout prix. Elle est mon point de repère, le phare qui éclaire le chemin que je dois prendre. Oui, je l'envie, car Ana est parfaite, belle et mince. Elle a le secret de la perfection, c'est pour cela que j'accepte les règles qu'elle me donne. Pour les autres, je ne suis pas consciente qu'Ana n'est pas ma meilleure amie et qu'elle se nomme en réalité anorexie. Mais sommes-nous toujours conscients de ce que nous faisons ? Peut-être que oui, peut-être que non, je ne sais pas. Mais pour ma part, Ana est consciente de ce qu'elle me fait faire. Elle est consciente de ce que je vis chaque jour. Elle est consciente de la route que je dois parcourir pour atteindre mon but. Pour devenir celle que je veux, belle, mince, j'approuve les règles et contorsions qu'Ana me dicte. J'accepte qu'elle intègre entièrement mon corps.

...Ils ont peut-être raison. Ana n'est peut-être pas ma meilleure amie. Ana est peut-être une maladie mentale nommée anorexie. Mais Ana a une conscience et je la suis.

lundi 18 octobre 2010

“ Deboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette ” - Mai 68




Ç a m a n q u e u n p e u d e
m u s i q u e .

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( Mr. Ceccaldi , faîtes attention , ils sont dangereux dans les manifs ' :) )


lundi 11 octobre 2010

Explication du mythe de l'anneau de Gygès

Platon dans "La république" disait : "Mais alors n'existe il pas un bien que nous aimons pour lui même et non pour ce qui en découle ?"

Je me suis donc interrogée à mon tour : personne n'est donc juste par volonté, mais par contrainte ?


Le mythe de l'anneau de Gygès.

Ce mythe explique l'histoire d'un petit berger.


Berger pour le roi, voilà ce qu'il était. C'était un petit bonhomme bien sage.

Il se contentait de vivre pour ses moutons. Jamais il ne fit le mal.

Un jour alors que ce dernier était bien tranquille à faire paître ses moutons, une tempête s'abattit près de l'endroit où ses moutons passaient. Une faille s'ouvrit dans la terre, sous ses yeux.

Le petit berger, curieux, descendit dans la faille.

Il y trouva un homme mort, à la main de ce dernier un anneau était passé.

Le petit berger le prit. Il s'aperçut un peu plus tard de la singularité de sa découverte.

C'était un anneau d'invisibilité.

Des l'instant ou le petit berger découvrit son pouvoir, le petit bonhomme changea complètement.

Il faisait résolument le mal autour de lui. Tuant et volant sans répit.

De toute façon rien ne pouvait lui arriver, personne ne pouvait l'arrêter, puisqu'il était invisible.


L'histoire de ce petit bonhomme m'a beaucoup fait réfléchir.

En effet, fait on le bien par soucis du regard des autres ?

Ou du moins, ne fait on pas le mal par soucis des représailles ?


Prenons un exemple concret.

Imaginez votre mère arrive dans votre chambre.

Elle vous interroge sur votre journée, et vous parle de la sienne.

La sienne, oh lala, ce fût une véritable horreur !

Et puis il lui reste tant à faire une fois arriver a la maison.

Débarrasser le lave vaisselle, passer le balai, mettre en route des machines, puis faire à manger…

Elle vous regarde et soupir, bon allez, elle y va, elle a encore beaucoup de chose à faire.


A aucun moment elle ne vous a dit de venir l'aider.

Pourtant vous savez que si vous ne faîtes pas le bien dans cette maison, si vous ne débarrassez pas le lave vaisselle, la sentence sera terrible.

Alors consciencieusement vous vous levez.

Et vous lancez un petit : attends j'arrive, je viens t'aider.


Vous allez faire le bien.

Cependant l'avez vous fait pour vous même, pour dire de faire votre B.A de la journée ?

Ou seulement pour ne pas être décrit comme un adolescent feignant lors de sa prochaine discussion avec Mamie ?


D'ailleurs faire sa B.A, ce n'est pas un peu faire une chose bien dans la journée pour avoir l'esprit tranquille après ?


Autre exemple, vous venez de débarrassez le lave vaisselle.

Volontairement qui plus est.

Malgré tout votre mère profite de votre présence pour vous demande de passer le balai.

Tout ceci pendant que votre soeur est devant la télé.

Combien d'entre vous n'ont pas répliqué: mais je viens de débarrassez le lave vaisselle.

Ou encore : l'autre devant sa télé elle a rien fait !


Vous voyez faire le bien spontanément n'est pas si simple...

Ne pas faire le bien devient même plus facile.

Mais alors ou est cette infime limite entre ne pas faire le bien et faire le mal ?

Notre société serait elle entrain de plonger dans un déclin évident du bien, en faveur du mal ?


Ka.

mardi 5 octobre 2010

« Sommes-nous responsables de ce que l’on est ?»


Souvent, on peut se demander si en effet, nous sommes vraiment responsables de ce que l’on est en tant qu’individu.
Responsable de ce que l’on est veut –il dire responsable de nos choix ? De nos caractères ? De notre façon d’être ?

Même si la notion de personne implique le libre arbitre et une certaine responsabilité, je pense que nous ne sommes pas totalement responsable de se que nous sommes. Nous sommes responsable a partir du moment où nous prenons nos décision seul, sans se référer a d’autre personnes.
On choisi ce que l’on est (ou parait) sans vraiment choisir, puisque certain choix que nous pensons prendre seul, comme le choix de la couleur de son nouveau pull par exemple, est en réalité pris par d’autre personne en amont qui ont décidé de vendre tel couleur pour suivre une mode particulière. Alors certes, nous somme libres de notre choix (ou du moins nous avons l’impression d’être libre) mais nous n’en sommes pas responsable puisque une décision à été prise au préalable par d’autre personne. C’est donc ici, les exigences d’une société avec des codes particuliers et les diktats d’une mode qui nous guide. Si une personne souhaiterait ne pas intégrer ces codes, elle serait marginalisée et mis à l’ écart et dans ce cas et serai libre et responsable car elle ne se fierait pas a la société.
Ensuite, suivant les épreuves qu’une personne va rencontrer dans sa vie, elle va se forger un caractère en fonction de sa. Si telle décision avait été prise ou non, une personne serait peu être différente. Ces choses se font inconsciemment donc dénuées de toute part de responsabilité.
Enfin, c’est notre éducation qui détermine ce que l’on est, dans la vie de tous les jours par exemple, or nous n’en sommes pas responsables.
En sommes, quand la notion d’inconscience apparait celle de responsabilité disparait. Donc finalement sommes-nous responsable de ce que nous sommes puisque nous avons conscience de ce que l’on est ?

dimanche 3 octobre 2010

Chronique du film de Michel Gondry, Eternal Sunshine of the Spotless Mind.


Michel Gondry

Réalisateur et musicien français, il collabore avec Björk pour certains de ses clips. Son deuxième film, le magnifique Eternal Sunshine of the Spotless Mind, sortit en 2004, décroche l’Oscar du meilleur scénario.

Michel Gondry met en scène la forte histoire d’amour entre Joel et Clémentine, deux individus très différents, interprétés par Jim Carrey et Kate Winslet. Elle, croque la vie à pleine de dents, elle est avenante et bavarde, tandis que lui est réservé, timide, « banal ». Ce sont ces deux personnages très opposés que l’on va suivre tout au long du film. Celui-ci retrace en fait la course aux souvenirs de Joel. En effet, un médecin ayant mis au point une méthode permettant de supprimer certains éléments de la mémoire, opère sa science sur le cerveau de Clémentine, à sa demande. Elle souhaite effacer Joel de sa tête. A son tour, Joel exprime le même souhait, vexé du choix de son ex-petite amie. Cependant, au moment de l’intervention, il prend conscience de l’importance que ces souvenirs de Clémentine ont pour lui, et essaye alors de se battre pour les préserver. Il emporte Clem dans des souvenirs que le médecin ne cherchera pas à effacer, ceux de son enfance, et essaye ainsi de la cacher, de la mettre à l’abris.

Ce film apporte une réelle reflexion sur un sujet assez subjectif, celui de la mémoire, des souvenirs. Il est vrai que l’on a très souvent envie de controler cette partie-là de nous-mêmes, pour nous éviter de souffrir, ou pour éviter de garder en tête des éléments qui ne nous sont pas agréables. Mais en quoi est-ce justement quelque chose de contraire à notre bon fonctionnement que de chercher à controler nos émotions, nos ressentiments ? Ne sommes-nous pas finalement destinés à toujours nous porter vers les mêmes choses ou vers les mêmes personnes ?

J’ai regardé plusieurs fois Eternal Sunshine of the Spotless Mind, et après chaque visionnage, une nouvelle reflexion naissait en moi.

Tout d’abord, il me semble que l’on a très souvent peur de souffrir, peur de ressentir des émotions inconnues, ce qui est humain soit-dit en passant. Mais de telles réactions engendrent en fait une peur de la prise de risques, d’aller vers des choses qui nous attirent mais qui nous sont totalement mystérieuses. Au final, on rate surement quelque chose qui aurait pu être fantastique.

On peut aussi se demander pourquoi nous sommes presque constamment en quête d’un contrôle mémoriel, à la recherche d’une organisation précise de nos souvenirs. Malheureusement, ces parties-là de nous nous sont impossibles à diriger, il n’y a rien de concret, on ne peut pas les formater. Et il est difficile pour nous d’admettre que certaines personnes peuvent laisser des traces dans notre mémoire, qu’elles soient positives ou non. Le film en est l’exemple pur. Ces deux personnes en sont arrivés à une phase où ils s’insupportent, et sur le coup de la colère, désirent se rayer de leur vie. Et pourquoi cela ? Parce qu’au fond, ça fait mal de penser à l’autre, c’est dur de vouloir panser une plaie en un labse de temps extrèmement court. Alors on veut tout accélérer, faire disparaître cette personne au plus vite. Mais c’est la l’essence même de notre existence. Tous ces individus qui marquent notre route nous constituent, nous composent. C’est grâce à toutes ces rencontres, qu’elles soient positives ou négatives, que l’on se forgent, que l’on se constitue nous-mêmes. Il me paraît donc contraire à notre bon fonctionnement de vouloir les effacer ou les oublier, alors qu’elles sont notre base même. On tire une leçon et on acquière de la sagesse de chacune de nos expériences, c’est pourquoi il est primordial de garder en nous une part de chaque personne qui a fait partie d’un petit bout de notre vie. Et c’est ensuite notre mémoire qui, tout naturellement, s’occupera petit à petit, grâce au temps, de balayer certains souvenirs et certaines souffrances. Il faut laisser du temps au temps, être indulgent, laisser faire les choses plutôt que toujours vouloir courir derrière un contrôle quasi-impossible à mettre en place.

Grâce à ce film, j’ai également pris conscience de l’importance de préserver notre mémoire, de la tenir en éveil, et de l’entretenir. Je pense que l’on s’en rend d’autant plus compte au fur et à mesure que les années passent, et encore plus lorsque l’on est âgé. Quel bonheur pour les parents de conter leurs aventures à leurs enfants, de même pour les grands-parents avec leurs petits enfants. On peut parler alors de transmission de la mémoire. Chacun d’entre nous a pu remarquer la joie que se font nos proches en nous racontant des situations, des évênements, des rencontres qui ont marqué leur existence. On rit d’ailleurs souvent de choses qui, sur le moment, avait été humiliantes ou désagréables. C’est ce que je considère comme la prise de recul, surtout après avoir muri, on a en fait acquis une certaine sagesse. Notre regard est différent et parfois cela permet de se juger d’une manière différente, avec plus d’humour, et de relativiser.

Ce film m’inspire également une reflexion sur le rôle et le pouvoir du cœur dans nos vies. Effectivement, les scènes finales nous montrent précisément le fait que quoi qu’il advienne, on doit aller vers quelque chose ou quelqu’un qui nous attire. On ne peut pas lutter contre. Joel et Clémentine se (re)mettent en couple sans savoir qu’il l’ont déjà été auparevant. C’est là la preuve même qu’il est comme inscrit, prévu que l’on doit agir, faire ou vivre telle ou telle chose. C’est ainsi, on ne peut pas lutter contre ce que notre cœur a décidé pour nous.

Eternal Sushine of the Spotless Mind est donc selon moi un chez d’œuvre qui nous permet de nous remettre en question après chaque visionnage, et de nous faire réfléchir sur certains aspects de nos réactions, et peut-etre de nous faire grandir, ou du moins évoluer. De plus, sa structure est totalement originale et nous tient en haleine tout le long du film, ce qui est très intéressant. Enfin, je peux dire que c’est un réel moment d’émotion et de réflexion que nous offre ce film tout au long de son déroulement.


mardi 28 septembre 2010

Trouver la limite entre la terre et le ciel


Dans la rue ... Un vendeur de ballons gonflés à l'hélium.
Extase.
- "Toute cette air emprisonnée par une seule main !"

Autour de lui tout les enfants forment un espace à très forte densité.
Mais dans le dos des enfants, un espace vide, subsiste, comme un lieu de transition. Une sorte de "No mens land" où les adultes ne rentrent pas par simple soucis de désagrément.

Un enfant sort du cercle, un ballon sintillant au soleil comme une étoile dans l'azur du jour.
Marchant avec sa bulle d'air, le regard fixe mais l'esprit flanant; l'enfant est bousculé par une grande personne. La main qui tenait le petit bout de ficelle s'ouvre, l'enfant est attiré vers le sol, la sphère étincelante est déjà trop haut ...

Finalement la limite entre la terre et le ciel, c'est l'instant infime où l'air aspiré par la vie terrestre ... S'envole.
Edie

lundi 27 septembre 2010

Ramer sur un lac chez soi. (Défi philo)



Vous êtes dans votre salon, assis sur le tapis. Une fenêtre est légèrement entre ouverte et laisse passer un fin courant d’air et les murmures de la ville. Ensuite vous fermez les yeux et commencez à ramer.

« Mais avec quelles rames ? » me direz-vous.

« Eh bien justement, imaginez les ! »

Ne vous êtes vous jamais demandé ce que nous ferions, sans une seule once d’imagination ?

Tout ce que nous connaissons est son résultat… Chaque invention, chaque objet que vous utilisez quotidiennement est un fruit de l’imagination, car n’est-il pas vrai que « L’homme peut créer ce qu’il peut imaginer ? »

L’homme a sévèrement tendance à réprimer cette imagination créative, au profit du rationnel, du tangible… Pourtant que serait un monde sans celle-ci ? Là encore pour y répondre il nous faudrait faire appel à l’imagination… Elle est universelle et s’applique à peu près à tout. « L’imagination, c’est l’art de donner vie à ce qui n’existe pas, à ce que l’on désire voir se produire. » C'est la manifestation du visible à partir de l'invisible.

L’imagination permet aussi de se donner librement un autre monde que celui de la réalité, une réalité chimérique qui n’appartient qu’à vous. Et nous avons tous les moyens techniques pour y parvenir. Gloire à l’imagination donc, car elle est devenue le symbole de la liberté par excellence, nous qui revendiquons avant tout le droit de rêver !

Alors prenez vos rames et allez faire un tour.

« La manière dont on imagine est souvent plus instructive que ce qu'on imagine. »

[Gaston Bachelard]


« Sans imagination il ne pourrait y avoir création.. »

[Albert Jacquard]

« Ce qui est maintenant prouvé ne fut jadis qu'imaginé. »

[William Blake]

« L'horreur ne va pas sans l'imagination. »

[Arthur Conan Doyle]


Rotatine


dimanche 19 septembre 2010

SE PROMENER AVEC UN CROCODILE EN PELUCHE SOUS LE BRAS (défi philo)




Mais oui, c'est facile ! Même pas peur, fanfaronnez vous.

Cependant le jour J, ce croco, là, il semble vous regarder. Comme s'il vous demandait si vous étiez bien sûre de ce que vous alliez faire…

Etes vous prêt à défier la norme le temps d'une journée ?

Etes vous prêt à vous sentir épié toute la journée ?

Hésitations…

Des millions de scénarios vous viennent à l'esprit. Regards accrochés, messes basses, fous rires déclenchés, mâchoires décrochées…

Oh, et puis, après tout !

Vous arrêtez vos fabulations, cela ne doit pas être si atroce . . .

Et puis vous ne ferez de mal à personne en vous promenant avec ce crocodile…

Vous avez bien le droit de vous promener avec ce que vous voulez !

D'un pas sûr, la tête haute, le dos bien droit, vous commencez votre journée.


Le premier passant que vous croisez ne fait même pas attention à vous tant il est plongé dans ses pensées.

C'est ça de nos jours … Chacun pour soi…

Votre pas reprend alors un rythme assuré. Finalement cette journée ne va pas être si dure.


Le deuxième passant.

Ses yeux se posent sur vous. Un sourire nait sur ses lèvres, tandis que le vôtre s'affaisse.

Vous accélérez le pas pour le fuir. Et lorsqu'au feu rouge vous traversez sur le passage clouté, devant toutes ces voitures votre main droite se met à triturer la patte de ce pauvre croco.

Vous fulminez alors. Quelle expérience stupide, vous avez passé l'âge…

Pour quel idiot vous allez passer ! La présence des autres est alors plus intimidante que jamais.

La traversée de cette rue vous semble interminable, le croco pèse alors une tonne sous votre bras.

Malgré tout, il vous faut la traverser, sous tous ces regards.

Et là, goutte d'eau, un petit papi, assis sur son banc, de l'autre côté de la rue, suit du regard ce Croco qui passe.

Son regard, glisse du croco à vous.

Vous avez l'impression de faire l'un des douze travaux d'Hercule.


Tandis que vous vous poursuivez votre chemin vous croisez un punk. Vous pensez à lui, à son quotidien.

Lui qui assume chaque jour tant de regards. La gène que vous aviez ressentie s'était muée en honte. Mais là, la colère vous submerge.

Qui a fixé ces normes d'ailleurs ? Cette normalité, jusqu'où va-t-elle ?

Il suffirait donc d'un croco ? De cinq lettres pour être classé illuminé, à l'ouest, fou à lié ?

Pourtant tant de femmes portent des bijoux.

Bijou, 5 lettres également.

Et cependant jamais personne n'a arrêté son regard sur ces femmes en se demandant si elles étaient ou non saines d'esprit.

Existe-t-il une loi qui classe le croco comme l'élément des fous à lié ?

Les bijoux comme élément des personnes de saines d'esprit ?


Pourquoi ne pouvez vous pas vous baladez avec ce croco pour votre bon plaisir. Ces femmes et leurs bijoux, personne ne leur dit rien.

Pourquoi cela devrait il être différent pour vous ?

Excusez vous auprès de ces Messieurs, Dames. Excusez vous d'offensez leur vue avec ce croco.

Mais après tout si ce croco, c'était votre bon plaisir. Seriez vous prêt à laissez votre plaisir à la maison pour épargner la monotonie de leur quotidien ?


Votre journée va être longue, mais très enrichissante.

Désormais vous ne verrez plus la gothique du 5eme comme une folle à la masse, mais plutôt comme une femme courageuse.

Une femme plus forte que vous face aux clichés de la société, et à ses idéologies passagères .

Oui, passagères car après tout, toutes ces normes changent plus vite que les saisons.

La femme parfaite du temps de votre grand-père, n'est pas celle de celui de votre enfant.

Elle n'est pas non plus celle de cet africain, ou de ce chinois.


En fin de compte cette gothique que vous admiriez, est elle en perpétuel acte de défi ?

Ou essaye-t-elle de braver les normes de la société afin de devenir elle même.?


Ka.

samedi 18 septembre 2010

CRAINDRE L'ARRIVEE DU BUS (Défi philo)

Il est 8 heures 10 du matin, il fait beau. Vous attendez pour la première fois le bus à votre arrêt. Selon vous, votre indépendance commence ici : vous n'avez plus besoin de vos parents pour vous emmener là où vous le désirez, vous découvrez la liberté.

Mais êtes-vous si serein que vous en avez l'air ? Il n'y a personne à cet arrêt : vous vous sentez alors seul au monde, comme abandonné à votre triste sort. Alors que cet instant pourrait être une source de calme et de contemplation, l'attente se transforme en angoisse et dans votre tête se bousculent beaucoup de questions. En voici quelques unes.

Votre crainte primordiale est que le bus ne s'arrête pas pour vous prendre et que vous soyez contraint d'attendre le prochain.

Il y a peut-être dans ce bus des personnes que vous n'avez aucune envie de voir. Des personnes qui vous détestent et que vous détestez. Vont-elles vous interpeller ? Si tel est le cas, aurez-vous la force de les ignorer ?

Vous avez dans la tête une idée obsessionnelle : vous pensez déjà avec frayeur à l'endroit où vous devez vous arrêter. Vous ne connaissez pas cet endroit car vous n'y êtes jamais allé. Que faire si vous manquez l'arrêt et que vous ne vous en apercevez même pas ? Vous risqueriez de vous laisser emmener jusqu'au "terminus", et vous serez réellement perdu.

Une dernière crainte vous traverse l'esprit ; peu fréquente mais qui arrive de temps en temps : que le bus ait un accident, soit retenu dans les embouteillages ou "bloqué" dans une manifestation et que vous arriviez en retard au lycée.

Pour résumer, toutes ces appréhensions se rejoignent et vous n'avez peur que d'une chose : l'inconnu. D'ailleurs, votre horoscope vous avait prévenu : "Lions : votre thème astral indique peu de chance, soyez prudent !" Vous revient également à l'esprit ce chat noir croisé sur le parking : mauvais présage...

Personne ne pourrait deviner votre angoisse, pourtant omniprésente dans votre esprit. Et pas seulement dans votre esprit : cette angoisse se propage dans tout votre corps, vous commencez à trembler. Vous êtes au bord du malaise. Puis le bus arrive. Il s'arrête. Une première crainte de passée. A vous d'aviser la suite...

Bobby