dimanche 12 décembre 2010

S'arracher un cheveux.


Je suis là. Je respire lentement, puis passe ma main tremblante dans mes cheveux, je les démêles du bout des doigts. Je cherche un cheveux. Celui qui ne me fera pas trop mal... Celui au dessus de mon crâne, ou le petit ondulé sous ma nuque? Hésitation. Bon aller, qu'est ce que je risque après tout, ce n'est qu'un cheveu. Un seul, uniquement un seul. Mais un cheveu qui je sais, va me faire mal. Je ne réfléchis plus, j'en prend un au petit bonheur la chance, l'entortille autour de mon index. Et je tire. AIE ! Pourtant je l'avais anticipé celui là. Je sais que j'allais avoir mal et je le fais quand même, suis-je alors masochiste? Enfin, la douleur est infime et des courte durée. Et si j'en arrachai un autre? Je m'imagine déjà chauve, Lex Luthor le retour. Ou alors Britney Spears. Quoique, nous l'avons jugé pour s'être rasé la tête... Nous ne sommes pas libre de faire ce que bon nous souhaite de nos cheveux? On ne décide pas nos coupes? C'est inesthétique? Pas à la mode ? C'est non-conforme? Mais qu'est ce que la mode, l'esthétique et le bon conforme? Dans le monde des PUNK la crête est acceptée et pas dans le Bon chic bon genre. Logique ? " S'il était dit de porter une morue que la tête en porterions nous une ? " Ce ne sont que des cheveux, juste des poils plus long. On bannis les crânes dégarnis alors qu'on prône à l'esthéticienne. Je divague, je m'éloigne. Je me vois bien comme un savant fou et sadique qui se serait arraché tous les cheveux un par un et quine ressentirai plus la douleur. Je suis un assassin, un meurtrier qui a fait un génocide, une extermination de la communauté capillaire. Un vrai tyran qui effraie les mèches rebelles. A qui le tour? Et pour les récidivistes, j'appelle le coiffeur et hop, tous à l'abattoir. Je les extermine, je les tue. Je suis la reine, on obéit. Une vrai dictature. J'ai tous les droits sur mes cheveux. Je n'ai pas envie de rentrer dans un conformisme absurde. Ne pas êtres juger, ne pas à avoir fuir les regards. J'assume, je m'assume. J'assume cette mèche colorée, ce crâne rasé et les douleurs qui vont avec. La douleur physique, oui ça fait mal de s'arracher les cheveux. La douleur morale des regards blessants. " C'est dans la douleur qu'on prend conscience de soi " Je suis moi, à travers vos regards qui me dédaignent, ceux qui me méprisent. A travers vois sourires hilares, vos doigts qui me désignent, qui me dénoncent. Suis - je coupable d'être libre de faire ce que je veux de mes cheveux? Suis - je anormale ? A plaindre ? A blâmer ? Non, pas plus que ceux qui souffrent en silence et qui choisissent une lame sur leurs poignets, ou ceux qui sont en cuir aimant avoir mal. Riez donc, je m'assume et je le vis bien. Je recommencerai. Je me suis arrachée en cheveux, un parmi tant d'autre. Un acte sans utilité, sans intelligence, mais un acte qui m'a montré que je préfère m'arracher un cheveux et souffrir une poignée de dix secondes, que de porter une morue.

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